New York

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Chambre 410

              Mr Maximillian Garrow avait invité la fondation Saint Thomas au Blackstone Hotel dans le Midtown pour un dîner d’amis. En effet, cela faisait plusieurs mois que les membres ne s’étaient pas vus, même s’il avait échangé régulièrement.
Autour d’un cocktail, ils racontèrent leur derniers mois qui s’étaient passés depuis leur retour du Tibet.

              Maximillian Garrow était reparti en Europe pour poursuivre le commerce de diamant et trouver quelques nouveaux contacts. Plus récemment, il avait fondé, en accord avec ses nouveaux membres, la Fondation Saint Thomas. Cette fondation, dont le nom rappelle le saint du XIIIème siècle qui servait la fusion de la foi et de la raison. En cette période ou le spiritisme et l’occultisme florissait dans chaque club du grand monde, le charlatanisme était légion. C’est à cela que la fondation s’attaque: aux falsificateurs, aux escrocs.

              Edouard Carter, lui , était reparti en Egypte pour revoir son père. Sur place, il utilisa son temps pour faire découvrir à de riches américains, les richesses de l'Egypte antique avec visite de Ghizeh , ainsi que le site de Louxor. Il est revenu depuis peu.

              Le Professeur Abigail O’Neil a continué de travailler sur les ouvrages qu'elle avait trouvé dans les affaires de Silas Patterson. Parallèlement, elle donne cours dans les prestigieuses universités d’Harvard près de Boston et l'université Brown à Providence. Sa notoriété lui permet d'avoir de nombreux contacts dans la nouvelle Angleterre ainsi que l’Université d’Arkham.

              Pedro Encina a intégré l’école de police du NYPD soutenu par le Juge Braddock et avec l’aide de pécuniaires de Maximillian pour s'installer à Brooklyn. Ses débuts ont été assez difficiles comme pour tout immigré. Ses supérieurs doivent calmer les coups de sang de ce mexicain ce qui vaut une certaine impopularité au sein du NYPD. Il réussit quand même ses classes , non sans difficulté. Actuellement, il reste a certaines distances de la corruption induite par la prohibition.

              Enfin, Alaska Vanderbilt continue de travailler pour le BOI. Elle ne rencontra pas beaucoup les autres membres mais ne les laissait jamais sans nouvelles. Elle félicita Encina pour sa formation , envoya quelques clients à Edouard Carter et s'impliqua dans la création de la Fondation Saint Thomas.

              Au Cours du Dîner, arriva au menu, le sujet d’un étrange télégramme qu'avait reçu le Pr O’Neil et Edouard Carter. Tous deux en lien avec un certain Elias Jackson, reporter, écrivain; celui-ci les invité prestement à le revoir le lendemain soir au Chelsea Hôtel à quelques pâtés de maisons plus au sud du restaurant où ils déjeunaient. Etrangement, Encina fuit lui aussi contacté pour cet Elias, mais par l’entremise du Juge Braddock.
La demande et le sujet de la discussion était énigmatiques: Expédition Carlyle. Certains des convives se souvenaient de cette expédition menée par Roger Carlyle, l’héritier de la famille d’une industrie forestière qui avait une réputation sulfureuse de soirées endiablées et arrosées.
Cette expédition était partie faire, en 1919, de l’archéologie en egypte en passant par Londres avant d’aller au Kenya où elle fût massacrée. Les circonstances étaient assez floues et le sont restées malgré le déplacement d’Erica Carlyle venue éclaircir cette histoire en 1920.

              Un nouveau rendez vous fût donné aux membres de la Fondation Saint Thomas, le lendemain à huit heure, à une table du Chealsea Hôtel.


              Ce lendemain, tous arrivèrent par leur propres moyens au Chealsea Hôtel, traversant le New York vetu de blanc et de gris. Après avoir commandé et se demandant la raison du retard de Mr Jackson, ils le firent appeler, mais sans résultat. Edouard et Encina montèrent à sa chambre , la 410, pour s'enquérir de la raison du retard.

              Devant l’absence de réponse, ils écoutèrent derrière la porte et entendirent des bruits feutrés de déplacements d’une personne. Sous la porte, un froid glacial. Une fenêtre devrait être ouverte. Encina se rememorra la configuration du bâtiment et se rappela l'existence d'escalier de secours. Les deux hommes fracturèrent la porte. A l'intérieur, tout était sans dessus dessous. Enchainant, le vestibule, la kitchinette, ils arrivèrent, Encina en premier, à l’entrée de la chambre ou se trouvaient trois hommes noirs de haute stature, habillés comme l’étaient les sauvage des photographies d'afrique avec un masque comprenant un énorme prolongement rouge faisant penser tout au mieux à une trompe d’éléphant immense.
Le premier sauvage, muni d’une arme africaine se jeta sur Encina qui ne pu éviter le coup à l'abdomen et fut gravement blessé avant de s’écrouler au sol. Edouard profita de la confusion pour glisser entre les jambes du nègre, se retourna et le fit tomber. Il ramassa l’arme au sol et frappa son adversaire dans le dos. Ce dernier mourut sur le corps étendu d’Encina. Un second nègre frappa Edouard au bras droit qui s’enfuit alors, chercher du secours.

              Alaska, Maximillian, Abigail, après avoir fait le nécessaire pour appeler la police et une ambulance, rejoignirent Edouard qui les conduisit chambre 410 auprès d’Encina. Maximillian Garrow fît les premiers soins pour son ami avant d’entrer avec Alaska dans la chambre. À l'intérieur, plus de traces des agresseurs, mais la fenêtre ouverte avec les rideaux se soulevant au gré de courants d’air glaciaux. Sur le lit, le corps atrocement mutilé à l’abdomen d’un homme d’une trentaine d'années et des scarifications sur le front. Il sera identifié comme étant Elias Jackon par Edouard Carter qui fût bouleversé par sa mort.
Pendant ce temps, Maximillian et Alaska fouillèrent la chambre pour trouver des indices sur les agresseurs. Ils trouvèrent éparpillé un peu partout:


 -   Un photo d’un navire qui semblait se trouver dans un port asiatique, possiblement Shangaï,
 -   Une carte de visite de la Fondation Penhew,
 -   Un lettre d’une certaine Miriam Atwright écrite le 7 novembre 1924 s’excusant de pas avoir un livre demandé par Elias Jackson,
 -   Une boite d’allumette du Tigre Bondissant , un établissement de Shangaï,
 -   Une carte de visite Emerson Import à New York avec écrit à la main derrière Silas N’Kwane,
 -   Une lettre d’un egyptien Faraz Najir, adressé à Roger Carlyle le 3 janvier 1919, lui proposant de lui vendre des objets de valeur égyptiens,
 -   Un prospectus pour une conférence avec le Pr Cowles il y a deux jours.

              Maximilian Garrow transmit rapidement la totalité de leurs découvertes au Professeur O’neil avant l’arrivée des forces de l’ordre qui investirent la pièce et installèrent les témoins dans une autre chambre en attendant l’arrivée du Lieutenant Martin Pool.Encina fut transféré au Bellevue Hospital.

              L’interrogatoire du Lieutenant Martin Poole fut succinct, mais demanda aux membres de la fondation de rester sur New York pour un interrogatoire complémentaire. Durant ce cours échange, ils apprirent qu’Elias n’avait pas été la seule victime de tueur qu’ils en était a son neuvième meurtre en deux ans.

              Chacun retourna à son Hôtel en se donnant rendez vous le lendemain matin pour un petit déjeuner proche du Blakstone Hôtel. Alaska Vanderbilt téléphona à son contact, Philip Morson du New York Pillar Riposte pour faire une recherche sur ces meurtres et arriva le lendemain au petit déjeuné avec des coupures de journaux évoquant les meurtres de Scariface. Ce Scariface defraillé la chronique depuis mainetant trois ans avec en tout neuf victimes toutes d’age, de sexe et de conditions différentes. D’abord, assassin rituel unique, africain, et plus récemment, des arguments plutôt en faveur d’une groupe. La police court toujours.

Les Documents sont accessible ici.

A la poursuite de Scareface

Le samedi 16 janvier, le lendemain de la mort d’Elias Jakson, Pedro Encina se fait panser les plaies au Bellevue Hospital après avoir rencontré les tueurs africains. Le Lieutenant Pool est à son chevet et après lui a voir affiché de l’empathie, il s’informe des évènements de la veille. Pedro est assez flou dans ses descriptions, tout est allé très vite. Après s’être assuré que le jeune policier aura des médicaments pour la douleur, il le quitte et croise Edouard Carter qui attendait la pour voir son compagnon.

Suite a l’interrogatoire du lieutenant de police Martin Poole, Edouard Carter aide Pédro Encina à Quitter l’hôpital non, sans son ordonnance pour le Laudanum. Grace à lui, il ne ressent quasiment aucune douleur, mais il devra faire attention. Tous les deux rejoignent les autres membres de la fondation Saint Thomas, au Hot Paradise Dinner sur la 9th avenue.

Le Professeur O’Neill s’est porté pâle, une bronchite, et elle est restée à son hôtel. Déjà sur place, Maximilian et Alaska retournent les indices qu’ils ont trouvé sur les lieux du crime.

Maximilian s’occupera de cette carte mystérieuse des entrepôts Emerson, Encina trainera sur les Dock pour en apprendre plus sur John Espender, Alaska Vanderbilt s’informera au BOI sur l’affaire en cours, Edouard Carter s'occupera de contacter la famille Carlyle.

A l'entrepôt Emerson, sur le port du middle West side, Maximilian rencontra un homme débonnaire, la cinquantaine qui lui confirma le passage d'Elias Jackson il y a peu et s'informait auprès de l'un de ses clients, Mr Silas N'Kwane de la boutique Juju dans le quartier d'Harlem, 1 Ransom court. Après le départ de notre diamantaire, Mr Emerson prévint la police du passage de ce dernier, s'inquiétant de l'agitation auprès de ce client fort recommandable qui était en affaire avec une certain Anja Singh de Mombasa au Kenya.

De son côté Encina parti sur les docks à la recherche des traces de John Epsander, victime de ce Scareface. En passant prés du contrôle d'immigration, il réussit à croiser des habitués du port qui le connaissait : pas de famille, alcoolique, il pensait avoir une combine pour gagner un peu d'argent, mais pas d'information plus précise. Il quitta ce lieu ou la misère humaine aspirait à changer son destin et vivre le amricain way of life.

Alaska Vanderbilt envoya un cable au BOI sur l'affaire en cours. Elle fut aussi contactée par la secrétaire de son chef, Money Peny, lui indiquant qu'elle avait son rendez-vous annuel le 17 février à 15h00 au BOI.

Elle passe aux Editions Propero, la où travaillait Elias Jackson. Elle fit la connaissance de Jonah Kensington, le patron et ami d'Elias. Très sympathique, il dut affronter la fraicheur de notre agent. Il ne se fit pas prier pour donner des informations sur Mr Jackson, un personnage haut en couleur, plein de dynamisme, un limier de l'ésotérique. Il était sur l'affaire Carlyle et ses conclusions préliminaires battaient en brèche la version officielle. Après être passé par Nairobie, Hong Kong, Shanghaï, Le Caire, il était récemment rentré par Londres non s'en avoir contacté un James Barrington policier de Scotland yard et Mickey Mahoney journaliste au Scoop. Il avait aussi fait envoyer ses notes que Jonah Kensington transmis à Alaska. Elle l'invita à prendre un verre le lendemain, après l'enterrement d'Elias. En quittant le journal, elle ne vit pas dans la salle d'attente, le Lieutenant Poole, lui même en quête de réponse.

De son côté, Edouard Carter tenta de contacter Erica Carlyle. Non sans mal, il réussit à obtenir l'adresse du Manoir Carlyle qui se trouve au 452 Albany Portroad à Crugers au nord de new York, au bord d'un lac dans une région boisée. Il se fit malheureusement refouler à l'entrée monumentale du domaine et invité à recontacter Joe Corey, le bras droit d'Erica sans plus de précision.

Aux vues des indices et des pistes suivies, Alaska, Edouard et Pedro décidèrent de se rendre à la boutique JuJu d'Harlem. Maximilian éprouvé par cette journée décida de passer le début de soirée au calme en compagnie d'un bon malt.

Harlem, en janvier, la nuit est un mélange de jazz, de lumière, de fumée et de trottoir recouvert de neige. Nos trois investigateurs trouvèrent la boutique fermée dans une cour non éclairée. Des clochards dormaient à même la bouche d'incendie, pour se réchauffer aux exhalation poisseuses et puantes des égouts de la grande pomme. Pour quelques dollars, ils quittèrent la cour. Profitant du calme et de leur intimité, Encina crocheta le rideau de fer de la boutique afin d'y pénétrer.

A l’intérieur, l'odeur suranné de poussière, d'épices se partageaient les sens avec les ombres sur les murs et les étagèrent qui semblaient bouger. Pedro Encina resta en défense à l'arrière. L'inspection leur permit de découvrir une trappe sous le comptoir amenant à une grande porte en fer.  Derrière, une salle de grande taille pouvant accueillir une quarantaine de personne était griffonné de signes ésotériques sur les murs. Des Tam Tams ajoutez à l'exotisme de l'endroit. Sur l'un des coins, il y avait un ancien puit refermé par une immense dalle de pierre de plus d'un mètre de rayon. Un étrange mécanisme permettait d'ouvrir cette dalle. Sur le mur d'en face, derrière un rideau, une porte renforcée fermée d'une serrure dont Pedro n'eut pas raison.

Ils quittèrent précipitamment l'endroit avec le livre de compte et essayèrent de trouver le domicile du propriétaire qui devait de trouver quelques rues plus loin, d'après les informations achetées aux clochards de la cour. Ils rentrèrent préoccupés et mal à l'aise de cette soirée atypique.

Le 17 janvier, Le professeur devait encore tenir le lit avec une grosse fièvre. Elle fut donc la seule à ne pas tomber entre les pattes du Lieutenant Poole qui semblait croire les membre de la fondation Saint Thomas caché des informations en ce qui concernait l'enquête de Scareface. Il réussit même à confondre Alaska et Maximilian.

Alaska, Edouard et Pedro se rendirent à l'enterrement d'Elias Jackson au Marble Cementery et rencontrèrent Jonah Kensington. La cérémonie fut de courte durée sous la neige qui tombait fondue avec comme participant quelques pigistes de l’Edition Prospéro et non investigateurs. A la fin de la cérémonie, ils s'aperçurent qu'ils étaient épiés par deux noirs qui tranchaient avec le quartier mais ne fuirent pas assez prompt pour les rattraper.

De son côté, Maximilian réussit à faire jouer ses relations par l'entremise de Belinda Moore pour obtenir 3 invitations pour l'un des galas de charité de la famille Carlyle le 20 janvier prochain. Edouard Carter, le fils du célèbre égyptologue sera forcément de la partie, il ne restait plus qu'a choisir la troisième personne.

Se sentant sous la surveillance du Lieutenant Poole et pour éviter de durcir l'enquête contre la fondation, Alaska fit retourner au Lieutenant Poole les pièces à conviction qu'ils avaient escamoté la nuit du meurtre.

Le soir, alors qu'elle rentait dans sa chambre d'hôtel, un affreux avertissement l'attendait : Un rat mort dans une boite a cadeau.


Les Documents sont accessible ici.

Massacre à Lenox Avenue

Les frimas de janvier avaient poussé nos investigateurs au Hot Paradise Diner. Ils prirent un petit déjeuné à base de café, thé, pancake et charcuterie. Le Professeur O’Neill avait rejoint le cercle des amis de la Fondation Saint Thomas, sa fièvre était tombées. Nos investigateurs étaient sous surveillance, s’était même sur. Alaska avait reçu un avertissement funeste la veille au soir : « nous savons ou tu habites, nous n’hésiterons pas ». Et de cette évidence, ils apprirent la mort de Jonah Kensington, le propriétaire de Prospéro Press, l’ami d’Elias Jackson qu’ils avaient rencontrés. Cette secte ne reculerait devant rien.
Il fallait se préparer pour la soirée de charité d’Erica Carlyle. Maximilian accompagna le Pr O’Neill et Edouard au little Italia pour leur trouver une tenue de décente.
Pedro Encina et Alaska Vanderbilt se grimèrent pour trouver une planque sur Lennox Avenue, près de la boutique Juju. La chance les aidant, ils firent l’acquisition sans frais, d’un appartement avec vue sur la cour, un endroit idéal si ce n’était la présence de crasse et de clochards dans la cage d’escalier. Alors qu’Encina s’assurait de la logistique non sans essayer de rester discret, Alaska s’essaya au bon voisinage et rencontra Mme Mony, une veuve deux étages plus haut bien contente d’avoir un peu de visite. Alaska apprit donc, qu’une fois par semaine, le mercredi, des individus discrets, respectueux de la tranquillité du voisinage, se rassemblaient à la boutique Juju à une heure tardive. Il fallait donc se préparer pour ce mercredi et l’agent du B.O.I et l’apprenti enquêteur décidèrent de tenir la planque et de suivre les allez et venus.
 
C’est Belinda Moore, l’ami de Maximilian qui passa prendre nos investigateurs pour le gala Carlyle. Celle-ci s’était entichée d’un jeune peintre contemporain, Kevin Saul qu’elle avait amenée avec elle. Cependant, cela ne l’empochait pas de regarder régulièrement Edouard.
Ils arrivèrent au manoir des Carlyle par la monumentale entrée en fer forgée avant de suivre l’allée de la propriété. Il y avait tellement de lumière aux fenêtres qu’ils avaient l’impression d’être en plein jour. Après avoir passé le hall, ils se sont rendus dans la salle de réception ou déjà une petite centaine d’invité attendaient une coupe de champagne dans une main et un canapé dans l’autre. Un quarter band, faisait dodelinait cette remarquable assemblée.
Erica Carlyle était la, sublime dans une robe rouge taillée à la garçonne entourée de son aréopage de piques assiettes et de prétendants. La soirée était sur le thème de l’Egypte et une immense pyramide en carton pate trônait sur la scène. Tout le monde attendant le spectacle de ce mystique égyptien. Erica remercia les invités de leur présence et de leurs futurs dons. Abigail et Maximilian donnèrent à hauteur de leurs moyens.
De son côté, en présence de Belinda Moore, Edouard fit son petit effet en racontant l’ouverture de la tombe de Toutankhamon avec moultes de détails. Il réussit à remplir son carnet de commande pour de prochaines expéditions. Il tenta bien d’approcher Erica Carlyle, mais sa spontanéité et son naturel ne fit pas bon effet auprès de la millionnaire. Il retourna donc regarder le spectacle du mystique, très approximatif à son gout mais qui semblait subjuguer l’assistance.
Le Professeur O’Neill tomba en pamoison sur une armure médiévale à l’entrée de la salle de réception. L’émoi qui s’en suivit se répercuta sur les autres invités, tant la passion qui animait les paroles du professeur étaient palpable. Parmi les gens subjugués, au premier rang, Erica Carlyle était contaminée. Après quelques échanges, elle proposa à Mr Garrow et au Professeur de monter pour leur montrer une collection d’épées médiévales. Abigail lui fit un cours sur l’origine du nom de sa famille, les Carle Vane d’Angleterre et sur la magnificence de sa bibliothèque.
Maximilian dirigea subtilement la discussion universitaire vers un tour plus personnel. Erica leur apprit que son frère Roger Vane, quelques mois avant son départ pour l’Afrique, avait fait connaissance d’une « reine sorcière » comme il disait, qui se faisait appeler M’Weru. A partir de ce moment, Roger passait beaucoup de temps à la bibliothèque à étudier, ce qui était exceptionnel pour lui. Il était aussi sujet au cauchemars, raison pour lesquels, elle lui avait conseiller le Dr Hudson, qui devint son thérapeute et qui l’avait même suivi dans son périple.
Roger s’était aussi fait accompagné de son « toutou » Jack Brady et de Hypothia Master, une photographe.
Nos investigateurs demandèrent s’ils pouvaient savoir sur quoi travaillait Roger et Erica leur révéla que tout était dans un coffre fermé par une combinaison dont la clé se trouvé dans les histoires extraordinaires d’Allan Poe. Le coffre ouvert, ils mirent la main sur plusieurs livres du Mythe (People of the monolithe et The life of a God) qu’Erica leur confia. Ils se quittèrent donc en bon termes.
 
La confrontation avec le culte arrivait à grand pas, et les investigateurs contactèrent le lieutenant Poole pour qu’il leur prête main forte. L’animosité du lieutenant était encore palpable, mais il accepta de l’accompagner le soir même. A 17 h, tout le monde était à la planque, armé, voir surarmé pour réussir à s’extirper d’un fort probable bain de sang.
23h et toujours rien, le Lieutenant s’impatienta et ils ne réussirent pas à le retenir.
Une heure du matin, et des ombres commencèrent une énigmatique procession vers la boutique Juju qui avait réouvert ses portes. Finalement, la cérémonie aurez lieu, ils n’avaient pas été repérés. Parmi le participant, trois d’entre eux n’avaient pas demandé à venir. Ils étaient entravés et tout cela faisait pressentir un avenir funeste.
Après une attente qui semblait raisonnable, ils descendirent donc, armé et prêt au combat. Carter, resta pour assurer leurs arrières. Ils passèrent devant les deux clochards, tête baissée comme l’aurait fait les cultistes pour entrer dans la boutique. A l’intérieur, seule une chiche lumière qui venait du souterrain illuminé la boutique sombre et inquiétante de cet antiquaire africain. En bas, une foule psalmodiait dans une langue inconnue.
Précautionneusement, ils descendirent l’escalier d’où venait les chants du rituel. Alaska, passa sa tête et vit plus d’une vingtaine d’hommes, a prédominance noire qui chantaient et été dirigé par un grand noir musculeux avec des pates de lions en gant. Au centre était tenu captifs deux hommes et une femme nue, ligotés. Sur la droite, l’immense dalle était levée, mais on ne pouvait y voir le fond du puit. Avant qu’ils n’aient pu réagir, l’un des suppliciés fût projetés dans le puit et l’ont entendit des hurlements. C’est ce qui déclencha la réaction d’Alaska et le premier coup de feu qui toucha le colosse. Abigail tomba en catatonie. Toute la foule se retourna et mut par une folie meurtrière se jeta sur nos investigateurs.
Le combat qui s’en suivit fût d’une violence jamais inégalée pour les membres de la fondation Saint Thomas. Ils affrontèrent un Byakhee, des zombies et une horde de cultistes déments.
Après des années d’oblitération de la réalité, le Professeur Abigail O’Neill réalisa l’horrible et immonde vérité. Dés lors, sa psyché serait irrémédiablement contaminée. Elle ne put, en supporter plus et tenta d’éliminer tout être vivant autour d’elle.
Finalement, non sans avoir deux amis tombés au sol, ils se rendirent maître de la situation. Alaska et Abigail furent stabilisée de leur blessures. Le diamantaire mut par la curiosité redescendis pour aller voir ce qu’il y avait dans le puit. Son esprit ne résista pas. La vue de cette larve d’un dieu inferieur en train de se repaitre des trois cadavres avec sa dizaine de visage le fît entrer dans une rage folle et meurtrière. Après avoir déchargé son arme sur la larve, il mutila les corps encore présents. Inquiet par la situation, Encina descendis aussi voir et vît son ami acharné à sa monstrueuse besogne. Il bascula lui aussi. Abigail en perdit momentanément la vue a ce spectacle, seule Alaska et Edouard gardèrent leur sang froid et les montèrent à l’étage pour regagner la planque avant l’arrivée des forces de l’ordre.
 
Le lendemain, quand la situation fût plus calme, ils regagnèrent chacun leur hôtel après avoir décidé de continuer le combat et de suivre la piste d’Elias Jackson qui devait les conduire à Londres, dés qu’Alaska et surtout Abigail aillent mieux.

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